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QETZAL vous présente le GIEC

Si vous êtes un tant soit peu connecté(e) en ce moment, impossible de louper les annonces anxiogènes : le réchauffement climatique s’accélère, accompagné de son lot de catastrophes naturelles et humaines. Et pourtant on entend encore des voix dissonantes pour remettre en cause ces études et décrédibiliser les experts qui les rédigent. L’occasion pour nous de revenir sur ce qu’on nous prédit, et d’expliquer qui nous le prédit.

De quoi parle-t-on ?

D’abord les annonces : les températures moyennes sur notre planète continuent d’augmenter, confirmées par des recherches faites partout dans le monde et tous les modèles de prévision actuels. Suffisant donc pour affirmer que c’est un fait avéré, même si plusieurs hypothèses existent : du plus optimiste +2°C d’ici 2100, jusqu’au très pessimiste +7°C.

Les conséquences ? Nombreuses évidemment : hausse du niveau des mers et des océans, disparition de la biodiversité, déplacement massif de population, raréfaction de ressources vitales comme l’eau douce, catastrophes naturelles, etc...

Ces études sont rédigées par des scientifiques de nombreux pays, qui fournissent leurs travaux au « GIEC », Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat. Alors le GIEC est-il un groupe d’activistes écolos avec un gros penchant pour le catastrophisme ?

Mais c'est qui le GIEC ?

Eh bien non… Le GIEC, c’est un groupement d’experts mis en place en 1988 par l’ONU sous la pression de Margaret Thatcher et Ronald Reagan, pourtant pas les plus écolos gouvernants de ces dernières décennies. Le GIEC est installé à Genève et la quasi-totalité des pays du monde (195) en fait partie. Autrement dit le GIEC c’est quelques centaines de scientifiques et des fonctionnaires internationaux, y compris des USA, Chine, Inde, Russie, etc…

Les experts du GIEC ne réalisent pas de nouvelles recherches : ils condensent la littérature scientifique existante, en particulier sur le réchauffement climatique. Le GIEC n’émet pas non plus de prévision mais établit différents « scénarii » sur la base de ses analyses en précisant leur probabilité.

OK, mais avec autant de monde autour de la table, comment le GIEC s’y prend-t-il pour publier un nouveau rapport ?

Le prochain rapport pour 2022

Vous allez rigoler, mais ce n’est pas un processus très simple, ni très rapide… D’abord l’assemblée générale du GIEC doit décider (voter) de faire un nouveau rapport, puis désigner les experts qui vont le superviser. Chaque rapport doit passer par 3 étapes de rédaction et de validation par la communauté scientifique et par les représentants des États, y compris les plus sceptiques. Finalement c’est l’assemblée plénière du GIEC (tous les pays donc) qui vote le rapport final, avant d’autoriser sa publication.

Le 5ème rapport du GIEC sur le réchauffement climatique sorti en 2014 avait nécessité presque 3 ans de travail, l’intervention de 830 contributeurs, s’était appuyé sur 6,000 publications scientifiques et avait répondu à 140,000 commentaires de quelques 2,000 experts… avant d’être voté à l’unanimité des membres, comme l’ont toujours été les rapports du GIEC.

Le 6ème rapport est attendu en 2022. Et donc à la question de savoir si ces rapports sont crédibles et sérieux, on n’a beau pas être des spécialistes, chez QETZAL on pense que oui… ;-)